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Le blog des BO!

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23 juin 2006

Braveheart

braveheart

Tout le monde a au moins une fois dans sa vie entendu parler de MEL GIBSON, ce grand acteur qui s'est surtout fait connaître depuis "l'arme fatale" et "Mad Max". Mais ce qui est moins connu, c'est qu'il a réalisé un film absolument bouleversant, qui a obtenu 5 oscars, BRAVEHEART. Ce film magnifique relate l'histoire du grand héro de l'indépendance écossaise, William Wallace, qui lutta toute sa vie contre les Anglais pour faire triompher la liberté dans son pays et pour faire déclarer l'independance écossaise.

Avec à la clé une bande original FANTASTIQUE!

Réalisateur : Mel Gibson

Compositeur : James Horner

Ma note : 10/10

Meilleurs morceaux : 3-Wallace Courts Murron
                                     6-Revenge
                                     7-Murron's Burial
                                     10-The Battle Of Stirling
                                     11-For The Love Of A Princess
                                     12-Falkirk
                                     13-Betrayal & Desolation
                                     16-The Princess Pleads For Wallace's Life
                                     17-'Freedom'/The Execution/ Bannockburn
                                     18-End Credits

La critique du film : http://blogdesbo.canalblog.com/archives/2006/06/09/index.html
La critique de la BO : http://blogdesbo.canalblog.com/archives/2006/06/10/index.html

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19 juin 2006

The Fellowship of The Ring

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C'est la toute première musique de film que j'ai écouté!

Réalisateur : Peter Jackson

Compositeur : Howard Shore

Ma note : 8/10

Les morceaux favoris : 8-Flight to The Ford
                                        9-Many Meetings
                                       10-The Council of Elrond featuring "Aniron" (Theme for Aragorn and Arwen)*
                                       11-The Ring Goes South
                                       12-A Journey In The Dark
                                       13-The Bridge of Khazad Dum
                                       15-The Great River
                                       16-Amon Hen
                                       17-The Breaking of The Fellowship
                                       18-May It Be* 4.17

*Composé par ENYA

la critique de la BO : http://blogdesbo.canalblog.com/archives/2006/06/16/index.html
La critique du film : http://blogdesbo.canalblog.com/archives/2006/06/15/index.html

18 juin 2006

Barème de note

Voila mon barème sur 10 :

1: N'en parlons pas
2 : BO Horrible
3 : BO médiocre
4 : Petite BO qui n'arrange pas le film
5 : Score normal, ne retenant pas trop l'attention si ce n'est quelques morceaux
6 : Score inégale, de bon passage et des passages moyens
7 : Bon score qui accompagne bien le film et qui s'écoute assez bien séparément
8 : Très bon score qui colle au film
9 : Superbe BO avec des passages inoubliables, la musique colle parfaitement au film et s'écoute bien à l'oreille nue
10 : BO fantastique, captivante, qui vous plonge complètement dans le film et vous transporte à l'oreille nue

17 juin 2006

Musique de film

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La conception d’une musique de film se définit d’abord par son lien avec
les sentiments que doit véhiculer le film. Dans certaines scènes, la musique peut être directement liée aux images. Sans tomber dans la redondance, elle épouse les mouvements de caméra et
le jeu des acteurs de manière littérale pour traduire une émotion, renforcer un sentiment, appuyer un effet, ou encore décrire un personnage.

Mais au delà de l’aspect synchrone, elle participe à l’identité d’un
film en apportant une dimension complémentaire. Son rôle évocateur procure des émotions au spectateur que seul le visuel ne pourrait apporter. Par son expressivité, elle permet d’instaurer une ambiance générale relative au fil conducteur : elle donne le ton de l’histoire et crée un climat spécifique (comme l’angoisse, la douleur, la légèreté, l’amour etc…).

La musique de film se caractérise enfin par une grande diversité des genres et des styles musicaux (de l’orchestre symphonique au jazz en passant par la musique électronique, pop, ethnique, voir même l’utilisation de chansons pré-existantes).

16 juin 2006

The fellowship of the ring - la musique- (par Goldenscore)

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Après quelques réflexions concernant la musique, c'est finalement Howard Shore qui a été choisi par la production pour signer la musique de la trilogie de 'Lord of The Rings', et 'The Fellowship of The Ring' marque de manière grandiose le début de cette trilogie. A l'image du film, la musique de 'Lord of The Rings' est absolument grandiose, épique, tour à tour enchanteresse, épique, colossale, magique, émouvante, terrifiante, entraînante, surpuissante, etc. En bref, les adjectifs pour qualifier la nouvelle grande oeuvre de Howard Shore ne manquent pas. Une somme de travail colossale, un professionnalisme exceptionnel, des orchestrations très travaillées et souvent complexes, une qualité d'écriture orchestrale et chorale absolument remarquable, l'ajout de pièces cohérentes composées par Enya à l'intérieur du score, Lord of The Rings est décidément l'une des plus grandes BO qu'il nous ait été donné d'entendre depuis très longtemps. C'est ce style de BO qui nous colle directement à la peau dès le début du film et que l'on ne peut oublier tout de suite à la sortie du film.

Le compositeur canadien Howard Shore a toujours fait preuve d'un immense éclectisme dans sa carrière. N'aimant pas se laisser enfermer dans un genre particulier comme c'est parfois le cas chez certains compositeurs (comédie chez Marc Shaiman, action chez Jerry Goldsmith, thriller chez Christopher Young et Elia Cmiral, etc.), Howard Shore s'est laissé guider par la muse inspiratrice dans ce projet qui l'a visiblement passionné, et l'on ressort de l'écoute de ce score en captant quelque chose de particulière: la lumière passionnante de l'inspiration. 'Lord of The Rings' utilise deux orchestres immenses pour arriver à ses fins, le London Philharmonic Orchestra et le New Zealand Symphony Orchestra, plus deux groupes chorales de Londres, sans oublier l'utilisation de quelques instruments solistes dont notamment un violon solo dans 'Concerning The Hobbits' ou bien encore des flûtes aux accents celtiques. Dès 'The Prophecy' au début du film, Shore impose un ton grandiose avec un orchestre sombre et une montée de choeur en puissance alors que le prologue du film décrit l'histoire de l'anneau et de ses conquérants. On peut y entendre aussi un thème peu mémorisable après la première écoute: celui de l'anneau, l'anneau contenant aussi un autre thème qui exprime plus l'idée du mystère inquiétant entourant l'anneau et que l'on ne retrouvera malheureusement qu'une seule fois dans l'album (à notre grand regret) et précisément dans 'The Great River'. A noter pour cette gigantesque scène de bataille au début du film l'utilisation très opératique des choeurs (rappelant beaucoup par moment le style des choeurs du splendide et Shakespearien 'Looking for Richard' de Shore) qui chantent sur un texte écrit d'après le langage inventé par Tolkien dans ses oeuvres, un aspect récurrent des choeurs de cette partition qui reviendra fréquemment tout au long du film. Il est dommage cependant que le thème mystérieux de l'anneau n'apparaisse pas plus de fois dans l'album car il est très entendu tout au début du film (scène du prologue, scène de Frodon et Gandalf, ce dernier expliquant à Frodon quels sont les dangers qui tournent autour de l'anneau et pourquoi il faut le détruire), ce thème apportant une touche de mystère et de crainte plus que nécessaire autour de ce petit anneau. En clair: il manque sur l'album beaucoup de morceaux très intéressants du début du film et il semble même que 'The Prophecy' soit beaucoup plus long dans le film!

'Concerning The Hobbits' développe l'un des thèmes majeurs de la partition: celui de Frodon Sacquet. Très mélodique avec des accents de musique celtique (Shore utilisant un violon, des petites percussions, une guitare et un accordéon discret en accompagnement et une flûte irlandaise à la Horner) dont le thème fait d'ailleurs un peu penser à 'Titanic' de Horner par moment, 'Concerning The Hobbits' décrit la scène paisible du début du film où Gandalf (excellent Ian McKellen) arrive au village des Hobbits et rencontre son ami Frodon (Elijah Wood). Paisible, heureux, vert et calme, la beauté et la tranquillité du village des Hobbits ont inspirés à Shore une musique celtique et campagnarde fraîche et agréable, probablement influencé par la beauté des paysages de Nouvelle-Zélande, là où le film a été tourné pour des questions de budget. Cet aspect celtique du thème de Frodon reviendra parfois dans le score comme pour donner une identité et des sonorités musicales propre à Frodon et à la culture des Hobbits en général, un peuple joyeux et paisible.

C'est dans le sombre et enlevé 'Shadow of The Past' que l'on trouve le thème des sinistres cavaliers noirs. On notera le thème de l'anneau entendu au début du morceau avec des flûtes et des cordes sombres. Pour une des premières apparitions des très imposants cavaliers noirs dans le film, Shore fait apparaître le thème des cavaliers noirs, thème qui fait intervenir les choeurs psalmodiant encore sur des paroles de Tolkien sur un rythme tout à fait représentatif du thème grandiose des cavaliers. On retrouve ce thème (qui n'est absolument pas mélodique mais au contraire plutôt rythmique) dans "Black Rider" qui évoque la menace des cavaliers noirs et leur arrivée près du village des Hobbits, à la recherche de Frodon, nouveau propriétaire de l'anneau qui doit être tué pour que les forces du mal incarnées dans le film par Saroumane (Christopher Lee) récupèrent l'anneau. Les apparitions à l'écran des cavaliers noirs sont véritablement transcendées par ces masses chorales grandioses et surpuissantes et dont l'écriture reste probablement l'une des plus impressionnantes qu'il nous ait été donné d'entendre depuis très longtemps dans le domaine de la musique de film. On retrouve encore le thème des cavaliers noirs dans 'At The Sign of The Prancing Pony' (notons l'utilisation très importante des trombones et des percussions au sein des choeurs) et qui évoque ici aussi la menace que pèse sur Frodon et ses amis, tous poursuivis par ces mystérieux cavaliers noirs. Les forces du mal possèdent un autre thème, entendu dans l'impressionnant 'A Knife In The Dark' dans la scène du chantier que construit Saroumane et ses monstrueux sbires, le rythme des coups d'enclume et des autre percussions avec les trombones représentant l'aspect maléfique des forces du mal. Alors que Gandalf se trouve au sommet de la tour de Saroumane et qu'il attrape une espèce de papillon dans sa main, Shore fait intervenir la voix d'un jeune garçon soliste qui apporte une touche de lumière au sein d'un morceau très sombre et puissant.

'Flight to The Ford' refait intervenir le thème avec choeurs des cavaliers alors que Aragorn (Viggo Mortensen) se bat à l'épée contre ces sombres individus. Ces parties chorales surprennent véritablement de par la puissance qu'elle véhiculent et la force d'écriture remarquable de ces choeurs. Notons 'Many Meetings' qui développe le thème de Frodon à l'orchestre (et ici aux clarinettes) alors que la communauté de l'anneau va commencer à se former dans le village du seigneur Elrond (Hugo Weaving, qui jouait le rôle de l'agent Smith dans 'The Matrix'!). Dans toute la séquence chez Lord Elrond, Shore utilise un petit motif de sept notes représentant les réunions des futurs membres de la communauté de l'anneau dans ce village plein de lumières que l'on retrouve dans 'The Council of Elrond' qui développe le 'Love Theme' entre Aragorn et la princesse-Elfe Arwen (sublime Liv Tyler) écrit et interprété par Enya et inclut sans coupure entre deux passages de Shore, ce dernier ayant lui même orchestré le morceau de Enya. La naissance de la confrérie de l'anneau se fait avec l'apparition d'un nouveau thème remarquable: celui de la confrérie de l'anneau, thème cuivré plutôt héroïque avec un caractère assez solennel. On le retrouve aussi dans 'The Ring Goes South' alors que la communauté de l'anneau (menée par Gandalf) traverse les montagne du Sud avec l'anneau pour rejoindre les sombres mines de la Moria.

C'est dans la séquence des Mines de la Moria que la musique de Shore devient de plus en plus sombre, avec le sinistre 'A Journey In The Dark' au début duquel des choeurs d'hommes semblent ramper dans les ténèbres pour évoquer le danger des mines (à noter le retour du thème de l'anneau, toujours aux flûtes pour lui donner cette couleur mystérieuse particulière). La confrérie s'introduit à l'intérieur de ces mines et découvre une structure gigantesque faite de colonnes et d'une architecture colossale. Shore retranscrit pendant quelques secondes la magnificence de ces lieux à l'aide d'une montée en puissance très belle de son orchestre. Avec 'The Bridge of Khazad Dum', Shore déchaîne son orchestre alors que la communauté doit traverser un pont, poursuivis par un gigantesque monstre de feu. 'The Bridge of Khazad' ne cesse de faire monter en puissance l'orchestre alors que la traversée du pont s'avère de plus en plus difficile. Notons ici l'utilisation des choeurs d'homme très impressionnants. Dans un style d'action sombre et très agité avec un rappel du thème héroïque pour souligner le fait que la confrérie arrive à traverser le pont, 'The Bridge of Khazad Dum' finit avec un passage solennel de recueillement après la mort d'un personnage de la confrérie tombé dans le vide (nous ne dirons pas qui pour ne pas gâcher le plaisir de la découverte du film), les autres membres de la communauté pleurant la mort d'un de leurs amis, scène poignante illuminée par un formidable ralenti dans lequel des choeurs et une magnifique voix soliste viennent prendre le relais et apporter une touche d'émotion permettant de relâcher un peu la tension après l'agitation de la traversée du pont. Notons le très particulier 'Lothlorien' et ses voix de femmes, un morceau composé d'une lamentation au personnage disparu au cours de la traversée du pont de Khazad Dum dans les mines de la Moria et interprété par la soliste Elizabeth Fraser.

'The Great River' souligne la traversée de la grande rivière menant à Amon Hen, là où la confrérie mènera une dernière bataille contre les sbires de Saroumane avant que la communauté ne se rompe et que Frodon continue seul sa quête. Faisant intervenir de superbes choeurs de femme, 'The Great River' utilise enfin le thème quasi-absent à tort de l'album, celui qui évoque la menace de l'anneau et que l'on entend ici aux cordes et trombones. 'Amon Hen' évoque finalement la bataille finale que mènent les membres de la communauté contre les forces du mal, Shore faisant se déchaîner ici son orchestre dans une scène de bataille particulièrement violente. (on retrouve le thème des forces du mal et leur rythme caractéristique de coups d'enclume) Finalement, après la mort d'un autre membre de la confrérie, cette dernière doit prendre fin pour que le propriétaire de l'anneau chargé de le détruire et qui détient le destin du monde dans ses (petites) mains, Frodon Sacquet, doit continuer seul sa quête, abandonné à sa souffrance et à ses craintes, et comme cela concerne Frodon, Shore va faire revenir son thème dans le poignant 'The Breaking of Fellowship' pour la séparation de Frodon de la communauté et de la fin de cette dernière. Shore développe le thème de Frodon pour lui donner ses formes les plus touchantes et les plus remarquables, avant de finir sur une forme vocale dans 'In Dreams', écrit par Shore sur des paroles de Fran Walsh et Howard Shore et interprété par le jeune soliste Edward Ross. La flûte irlandaise refait son apparition ici, Shore s'attardant beaucoup ici sur ce très beau thème. Il y'a une ambiance de fin d'aventure poignante dans 'The Breaking of The Fellowship', une certaine tristesse voire une nostalgie inhérente au thème de Frodon mais en même temps un espoir d'un avenir meilleur très touchant, le thème héroïque de la confrérie refaisant surface ici en hommage à ces héros qui se seront tous bien battus au cours de cette superbe aventure. Le magnifique 'In Dreams' fait donc son apparition enchanteresse à la fin du morceau, alternant d'ailleurs avec le thème de la confrérie pour la fin du film, enchaînant en continu avec le magnifique 'May it Be' écrit et interprété par Enya (sur des orchestrations de cordes de Howard Shore) dont les paroles nous vont droit au coeur. Pour conclure le générique de fin, Shore refait un dernier rappel du thème de la confrérie, donnant une ultime touche d'héroïsme au film.

Il y'a tellement de choses que l'on pourrait encore dire sur la musique de 'Lord of The Rings', mais l'essentiel a néanmoins été dit dans cette critique. 'Lord of The Rings' est une BO rare de nos jours, inspirée, soutenue par une orchestration puissante et quasi parfaite (bien qu'un peu trop massive par moment), des choeurs divins et puissants, une esthétique résultant d'un travail passionné et engagé, ce qui est très rare de nos jours pour un film! De très grands thèmes (parfois plus subtils que facilement mémorisables aux premières écoutes), une ambiance à la fois épique, grandiose, puissante mais aussi solennelle par moment, touchante, vibrante. Le score de 'Lord of The Rings' est la meilleure représentation musicale que l'on puisse donner à l'univers gigantesque imaginé par J.R.R. Tolkien, une musique qui restitue tout cet univers fait de monstres, de héros, de magiciens, de sorciers et d'êtres en tout genre, une aventure faite de mystères, de terreur, de bonheur, de malheurs, de souffrance, une aventure qui en de nombreux points pourrait se rapprocher d'une autre grande aventure: celle de l'existence humaine! Dommage cependant que les producteurs de l'album aient omis pas mal de grands passages de la musique (dont à peine la moitié des deux heures et demie de musique composée par Shore se trouve sur le CD !!!) ce qui gâche un peu l'écoute de la musique et lui fait perdre un peu d'intérêt une fois passée sur CD. En tout cas, la musique donne un résultat impressionnant dans le film. Elle s'avère même être carrément captivante dans le film, à tel point que le film ne serait rien sans elle, comme beaucoup d'autres films d'ailleurs (c'est là que l'on comprend mieux le véritable pouvoir de la musique de film qui est d'apporter cette 'âme' au film qu'elle accompagne!). Howard Shore a composé sons conteste son grand chef-d'oeuvre avec 'Lord of The Rings', une musique grandiose qui redéfini les conventions des scores d'héroïc-fantasy, une gigantesque BO grandiose, passionnante, captivante, intéressante et très inspirée! Alors si vous ne connaissez pas encore ce puissant chef-d'oeuvre, ruez-vous dessus! Les grands chef-d'oeuvres sont tellement rares de nos jours.

http://goldenscore.free.fr/revue.php?numero=393&numSite=5

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15 juin 2006

the fellowship of the ring - le film

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L'Histoire

Frodon, un jeune Hobbit de la Comté hérite de son oncle, Bilbon, un anneau forgé par un esprit maléfique dont le but était d'asservir toutes les races. Mais cet anneau ne peut être contrôler que par son maître dont la puissance maléfique se réveille... L'anneau doit être détruit.

La critique

Rarement un film n'aura été autant attendu que ce premier volet de la trilogie du "Seigneur des Anneaux" ; le résultat est bien heureusement à la hauteur de nos espérances et c'est une épopée visuellement grandiose que nous propose Peter Jackson. On sent cependant à travers ce premier épisode que l'adaptation du roman de Tolkien a posé certains problèmes tant du point de vue du scénario que des effets spéciaux. Au final, les concepteurs du film s'en sont malgré tout plutôt bien sortis ; les séquences à couper le souffle trouvent leur raison d'être dans une quête qui ne néglige pas l'aspect homérique du roman, le piège principal a donc été évité.

Presque trois heures de film : cela semble trop court ! La richesse du monde présenté rappelle à quel point le réalisateur a voulu être fidèle au livre, les informations ne manquent pas même si l'on perçoit facilement quelles sont les séquences qui n'ont pas réussi à survivre au montage. Le film conserve cependant une cohérence propre qui évite habilement les longueurs.

La réalisation à proprement parlé apparaît souvent époustouflante : la richesse des décors est mise en valeur par de superbes plans-séquences qui nous plongent la tête la première dans une quête bourrée de trouvailles en tout genre et qui trouve son moteur dans l'aspect séquentiel du scénario. La mise en scène soignée des divers monstres du royaume des Ombres est l'occasion d'une pléiade d'effets visuels et sonores au point que certaines séquences laissent bouche-bée. Le souci du détail semble omniprésent dans la tête du réalisateur même si certains
effets-spéciaux utilisant le fond bleu ne sont pas toujours très convaincants.

L'atout de cette adaptation réside dans son équilibre qui fait la part belle à l'aventure (la vrai !) mais qui ne néglige pas non plus l'aspect épique de l'histoire. Le but du jeu reste bel et bien de mettre en place une épopée unique divisée en trois actes. Ainsi, le scénario permet une vision du film à deux niveaux : celle qui nous entraîne dans une aventure brute qui rappelle "Jason et les Argonautes" et dans laquelle les tenants et les aboutissants ont finalement peu d'importance, et celle qui analyse d'avantage l'importance narrative de chaque personnage, la symbolique de l'anneau (pouvoir, accomplissement de soi…) et l'allégorie qui se cache derrière ce monde imaginaire.

Le film n'est heureusement pas tombé dans l'autre piège tant redouté : celui de la précipitation, ce qui lui permet d'insister sur certaines informations importantes et permet au spectateur de se perdre dans certains décors féeriques comme celui des Elfes. Seules les relations entre les différents personnages, par ailleurs particulièrement soignés, auraient mérité d'être davantage développées. Cela aurait rendu la fin un peu plus vraie et un peu moins larmoyante.

Il n'en reste pas moins que cette idée de réaliser trois films et de les sortir sur trois ans reste très pernicieuse. On se rend bien compte à la vision du premier que le délai d'un an entre chaque film va nuire à l'unicité de l'oeuvre. Certains éléments ont été amorcés dans le premier épisode en vue d'être développés dans le second, ce qui donne une impression étrange d'insatisfaction une fois arrivé au générique de fin. Ceci dit un film de neuf heures n'aurait pas été très commercial…

14 juin 2006

Howard Shore

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Howard Shore est d'abord connu pour être le compositeur atitré du réalisateur David Cronenberg. Tous deux canadiens et passionnés de cinéma, leur rencontre peut se comparer à celle de Tim Burton et Danny Elfman : un univers commun très imaginatif et très personnel, où le glauque domine ! C'est un tandem inséparable durant plus de 25 ans, sur des films tels que Chromosome 3 (The Brood - 1979), Scanners (1980), Videodrome (1983), La Mouche (The Fly, 1986), Faux-Semblants (1988), Le Festin Nu (Naked Lunch, 1991), Crash (1994), eXistenZ (1999), Spider (2002), et A History of Violence (2005).
Howard Shore a également collaboré plusieurs fois avec David Fincher (Se7en, The Game, Panic Room), ainsi qu'avec Martin Scorsese (Gangs of New York, The Aviator).

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Mais Shore est désormais ultra-connu pour être le compositeur d'une trilogie récente déjà mythique : Le Seigneur des Anneaux ! La musique du premier opus, composée en 2001, a été unanimement acclamée par les amateurs de BO et récompensée par les Oscars : c'est effectivement un véritable chef d'oeuvre de la musique de film ! Pour beaucoup, c'est de loin la meilleure partition de l'année 2001 (et je le pense aussi !). Le seconde partition, parue en 2002 est dans la droite lignée de la première, en plus sombre et plus épique encore. On ne pensait pas comment Shore aurait pu faire mieux, mais il l'a fait ! Avec le Retour du Roi (2003), il a confirmé logiquement son investissement et son inspiration géniale sur la trilogie de Peter Jackson, avec une BO qui atteint des sommets dans l'émotion et la cohérence stylistique, comme le film. Howard Shore en a profité pour rafler deux autres statuettes aux Oscars 2004 (meilleure BO et meilleur chanson), parmi les 11 reçues par l'ensemble de la production du Retour du Roi ! Trois Oscars pour un compositeur d'une même trilogie, c'est du jamais vu, même pour John Williams, pourtant abonné aux trilogies (et aux Oscars) ! Cependant, sa collaboration avec Peter Jackson s'en arrêtera là pour le moment, le réalisateur néo-zélandais ayant décidé de remplacer sa musique pour KING KONG par celle de James Newton Howard.

13 juin 2006

Peter jackson

Né le 31 Octobre 1961 à Nouvelle-Zélande

Signe du destin ? Quoi qu'il en soit, Peter Jackson, spécialiste du cinéma fantastique, est né le jour d'Halloween. Après avoir tourné des films de vampires au cours de son enfance, il travaille en tant que photograveur dans un journal puis décide de se lancer dans le cinéma. En 1988, il accouche de Bad taste, un premier film très gore tourné les week-end, et qui se fait remarquer au marché du Festival du Film à Cannes. Un an plus tard, il livre une version érotique et trash du Muppet show avec Les Feebles.

Mais c'est en 1992 que Peter Jackson se révèle aux yeux de tous avec le film d'horreur Braindead, considéré par beaucoup comme un sommet du genre. Récompensé par le Grand Prix du Festival d'Avoriaz en 1993, le film impose le réalisateur comme un spécialiste du cinéma gore. Le Néo-zélandais prend cependant tout le monde à contre-pied en 1994 en réalisant Créatures célestes, un drame tiré d'un fait divers qui lui vaut le Lion d'Argent au Festival de Venise et qui révèle Kate Winslet. Dès lors, c'est l'ascension pour le réalisateur qui, en 1996, retrouve le cinéma fantastique avec Fantômes contre fantômes et s'autorise la même année un écart original avec Forgotten Silver, faux documentaire sur un cinéaste néo-zélandais imaginaire.

Toujours en 1996, les studios Universal lui confient les rênes d'une nouvelle version de King Kong. Quelques mois après le début de la pré-production le projet est finalement annulé par crainte de la concurrence de Godzilla, privant le réalisateur de son rêve d'enfant. Peter Jackson s'embarque alors pour une autre aventure épique : l'adaptation sur grand écran de la trilogie du Seigneur des Anneaux de J.R.R. Tolkien. Développé durant sept longues années dans sa Nouvelle-Zélande natale, le projet devient le rendez-vous incontournable des fins d'années 2001 (La Communauté de l'anneau), 2002 (Les Deux tours) et 2003 (Le Retour du roi). La trilogie rapporte près de 3 milliards de dollars dans les salles et permet à Peter Jackson de remporter l'Oscar du meilleur réalisateur en 2004 pour Le Retour du roi.

Fort de ce succès, Universal lui propose une nouvelle fois de mettre en scène un remake de King Kong. Peter Jackson accepte et réalise enfin son rêve d'enfant. Après un nouveau tournage en Nouvelle-Zélande, son King Kong sort sur les écrans en décembre 2005.

12 juin 2006

Mel Gibson

Né le 3 Janvier 1956 à Peekskill, Etat de New York (Etats-Unis)

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Mel Gibson est le sixième d'une famille de 11 enfants qui, installée aux Etats-Unis, émigre bientôt en Australie, terre natale de la mère, Ann. Après une formation au National Institute of Dramatic Arts de Sidney, Mel Gibson fait ses débuts au cinéma dans Summer city (1977), un thriller australien de Christopher Fraser. Parallèlement, il se produit au théâtre, où il fait preuve d'éclectisme, et dans des séries télévisées comme The Sullivans ou encore Tickled pink.

En 1979, le succès du film d'action futuriste Mad Max de George Miller lui assure une renommée mondiale. Suivront deux suites intitulées Mad Max 2 (1981) et Mad Max au-delà du Dôme du Tonnerre (1985), également signées George Miller. Parallèlement, ses prestations d'attardé mental dans Tim (1979) de Michael Pate et de jeune soldat inconscient dans Gallipoli (1981) de Peter Weir lui permettent de gagner ses galons critiques, sous la forme de deux Prix du Meilleur acteur de la part de l'Australian Film Institute (équivalent des Césars) et d'une nomination aux Oscars. Mel Gibson retourne sous la direction de ce dernier dans L'Année de tous les dangers en 1982.

En 1984, il se lance à l'assaut d'Hollywood avec Le Bounty de Roger Donaldson et La Rivière de Mark Rydell. Mais c'est son personnage de flic déjanté et suicidaire dans L'Arme fatale (1987) de Richard Donner qui le rend populaire aux Etats-Unis. Cette saga, développée à travers trois autres opus (L'Arme fatale 2 (1989), L' Arme fatale 3 (1992) et L' Arme fatale 4 (1998)), l'imposera définitivement comme une valeur sûre du cinéma d'action américain. Mel Gibson tente dès lors d'élargir son répertoire, en multipliant les genres cinématographiques : la tragédie classique (Hamlet (1990) de Franco Zeffirelli), le western parodique (Maverick (1994) de Richard Donner) ou encore la comédie romantique (Ce que veulent les femmes (2000) de Nancy Meyers).

Amateur de grandes fresques guerrières, Mel Gibson s'illustre en indépendantiste américain dans The Patriot, le chemin de la liberté (id.) de Roland Emmerich et en lieutenant aux prises avec l'ennemi Viet Cong dans Nous étions soldats de Randall Wallace. En 2001, il s'essaie à un nouveau registre, celui du thriller surnaturel, en tournant sous la direction de M. Night Shyamalan dans Signes, un film sur l'apparition de gigantesques cercles et signes étranges dans des champs de Pennsylvanie.

En 1993, il se lance dans la réalisation avec L'Homme sans visage, un drame où il interprète un ermite défiguré et marginal. Fort de cette expérience, il se met en scène dans Braveheart (1995), l'évocation de la vie de William Wallace, héros et symbole de l'indépendance écossaise au XIIIe siècle. Cette ambitieuse fresque historique récolte cinq Oscars, dont ceux du Meilleur film et du Meilleur réalisateur, ainsi que le Golden Globe du Meilleur réalisateur. Fondateur de Icon Productions, il produit via cette société Payback (1998), remake du Point de non retour signé Brian Helgeland, et The Million Dollar Hotel (2000) de Wim Wenders, deux films qu'il interprète également. En 2004, il crée la sensation avec The Passion of the Christ, une fresque historique en araméen et en latin consacré aux dernières heures du Christ.

11 juin 2006

James Horner

James Horner est né en 1953 aux Etats-Unis.

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James Horner, c'est le compositeur romantique pur et dur, indémodable et un peu tête de lard. Il est l'auteur de plusieurs grands classiques de la musique de film, comme Willow (Ron Howard, 1988), Braveheart (Mel Gibson, 1995) ou l'inévitable Titanic (James Cameron, 1997). Son nom rime avec subtilité et émotion. Ce sont en effet les maîtres mots de sa musique. Vous ne pouvez pas ne pas le connaître, ou n'avoir été touché par sa musique au moins une fois...

Horner a débuté sa carrière comme compositeur pour des films de série Z tels que Battle Beyond the Stars (Les Mercenaires de l'Espace, 1980) ou Krull (1983). Des musiques un peu poussives, à l'orchestration hésitante, mais qui ne manquent pas de charme.
Il rencontre Ron Howard en 1985 et compose les musiques de Cocoon et Cocoon: Le Retour, puis le génial Willow en 1988, qui demeure à ce jour l'une de ses partitions les plus inspirées, bourrée de thèmes grandioses et de passages d'action très stylisés et maîtrisés. Il s'aventure à une collaboration avec James Cameron en 1986 sur Aliens, le Retour. Le résultat est plutôt riche et inspiré (certains la considère même comme son oeuvre la plus intéressante), mais après quelques différents, cette collaboration se termine par une violente engueulade avec le réalisateur. Horner et Cameron ne s'adresseront plus un mot durant près de 10 ans...

Parallèlement, il s'exerce à d'autres genres en mettant en musique le magnifique film de Jean-Jacques Annaud : Le Nom de la Rose (1986), musique sobre, minimaliste et subtile, ainsi que quelques films d'action de bas étages tels que Commando (1985), nanar culte mené par un Schwarzy au meilleur de sa forme sur une musique plutot étonnante, mêlant flûtes exotiques, rythmes synthétiques et free jazz pour un effet tout aussi douteux et brouillon que le film lui-même, ou encore 48 Hours et Red Heat, dans le même genre (musique amusantes mais oubliables, donc).
Toujours avec cette même envie de parcourir tous les genres, James Horner compose néanmoins une vraie perle pour le dessin animé avec Le Petit Dinosaure et la vallée des Merveilles (musique un peu naïve mais très belle et très inspirée) pour les réalisateurs Don Bluth & Gary Goldman, les vétérans du studio d'animation de la 20th Century Fox. Il composera aussi pour eux la BO de Fievel et le nouveau monde et de Fievel au Far West quelques années plus tard.

James Horner fait une nouvelle tentative dans le film d'action en 1992 et en 1994 avec la série des Jack Ryan (avec Harrisson Ford), réalisés par Philip Noyce : Jeux de Guerre et Danger Immédiat. Des BO un peu formatées et ennuyeuses, mais qui comportent quelques passages intéressants qui montrent déjà l'intérêt que porte Horner aux petits motifs simples et répétitifs.

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C'est en 1994 qu'il compose une partition qui mettra en place son style pour les années suivantes : Légendes d'Automne, pour Edward Zwick (avec lequel il avait travaillé sur Glory en 1990). Une BO très lyrique et romantique, aux accents de musique traditionnelle anglo-saxonne. Il perfectionne ce style l'année suivante sur Braveheart, de Mel Gibson, qui deviendra rapidement une BO culte tant Horner maîtrise l'émotion à travers une orchestration efficace et subtile, et où il peut enfin donner libre court à son amour pour les instruments traditionnels anglo-saxons (cornemuses, etc...). Ses magnifiques thèmes romantiques enchanterons nombres de spectateurs des années durant. A ce jour, c'est à mon sens sa BO la plus inspirée et la plus aboutie. Toujours en 1995, il renoue avec Ron Howard sur Apollo 13, excellente musique, très spectaculaire, qui sera nominée aux Oscars aux côtés de Braveheart.

Après avoir écrit quelques musiques de comédies, comme Casper ou Jumanji, il se réconcilie avec James Cameron en 1997 et compose la BO de Titanic, qui connaîtra un succès planétaire sans précédent. Jamais une musique de film n'avait autant été vendue et popularisée. Le côté commercial a été certes assuré par Céline Dion, pour laquelle Horner a écrit la musique de son tube "My Heart Will Go On", mais le score n'en demeure pas moins intéressant (mêlant mélodies romantiques avec choeurs et synthétiseur), et c'est l'occasion pour James Horner d'être enfin consacré aux Oscars pour cette partition, et définitivement reconnu par la grand public.

La suite n'est malheureusement pas aussi extraordinaire que prévu : James Horner se réconforte dans sa situation de compositeur à succès et enchaîne les mauvaises pioches : Deep Impact (rien à dire, c'est plat...), Mon ami Joe, L'Homme Bicentennaire (un autre film raté de Chris Colombus, 1999), puis Le Grinch et En Pleine Tempête en 2000 : autant de films sans grand intérêt et qui n'apportent rien à la carrière musicale de James Horner.

En 2001, il retrouve Jean-Jacques Annaud (15 ans après Le Nom de la Rose) pour Enemy At The Gate (Stalingrad). Une BO dont l'essentiel de l'inspiration se trouve, malheureusement, dans de nombreuses autres musiques de film et dans le répertoire Classique... James Horner est de plus en plus décrié par les fans de BO de film, qui l'accusent d'un manque cruel d'inspiration et crient au plagiat. Ce dernier se défend tant bien que mal en justifiant ces références comme des intentions d'artistes qui se légitimisent parfaitement au vu du sens de l'oeuvre. Un argument qui a du mal à passer compte-tenu de la fréquence de ces plagiats inavoués dans nombre des partitions de James Horner ces dernières années...

En 2002, il retrouve néanmoins son ami Ron Howard pour Un Homme d'Exception. Un BO encore une fois efficace sur les images mais terriblement redondante et ennuyeuse sur le CD... Après une année 2003 plutôt calme, où il a composé The Missing (Les Disparues) pour Ron Howard, score plutôt inspiré mais encore bourré de clichés, James Horner est appelé à la rescousse début 2004 sur la production de Troy réalisé par Wolfgang Petersen, suite au rejet de la partition du compositeur français Gabriel Yared, jugée "trop ringarde" par la production et les spectateurs-tests ! Horner s'applique à faire ce qu'il peut durant les 10 jours restants, mais sans succès malheureusement : sa musique pour Troy est néanmoins montée sur les images, qu'elle alourdi considérablement, au détriment du film qui devient un désastre artistique... Beaucoup regretteront amèrement la musique initialement composée par Gabriel Yared, beaucoup plus inspirée, plus subtile et mieux écrite, à défaut d'être en concordance avec la tendance hollywoodienne...

James Horner s'essoufle, c'est évident, et c'est bien dommage car il a beaucoup donné à la musique de film. Même si certaines de ses oeuvres peuvent être considérées comme des perles de naïveté pseudo-romantique, le style qu'il a atteint avec Braveheart et Titanic n'en demeure pas moins remarquable, car ici l'émotion apporte beaucoup aux images, c'est évident. Horner est-il fini ? On attend encore le renouveau du James Horner "post-Titanic", même 8 ans après son Oscar... L'espoir fait vivre.

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